Apprendre pour découvrir une autre culture, pour se faire du bien...

Pour les personnes intéressées par cet art, il n'est jamais trop tard pour apprendre. Cet apprentissage permet d'acquérir des connaissances sur la mythologie indoue et sur la culture indienne en général. La danse apporte une maîtrise du corps et une connaissance de la rythmique indienne qui est très différente de la rythmique européenne. L'apprentissage des gestes et de leurs significations, la compréhension des récits mythologiques et les techniques de danse permettent d'atteindre cette maîtrise du corps et le plaisir de danser une danse millénaire.

L’apprentissage est traditionnel mais adapté à l’environnement occidental. C’est à dire, on apprend les pas de base (Addavus), les gestes des mains (mudras) et enfin les expressions du visage. Mais contrairement à un enseignement stricte, l’école propose d’aborder les mythes et légendes dans l’apprentissage ce qui permet aux élèves d’entrer dans le monde de la danse très tôt déjà.

Les addavus (les pas de base)

Le Bharata natyam possède une quinzaine d'addavu ou unité de base de la danse. Chaque addavu est lui-même composé des pas de base, ce qui nous donne une centaine de pas de bases à apprendre en trois vitesses avant de pouvoir réaliser une chorégraphie simple. La maîtrise de ces addavus est primordiale, elle demande de la persévérance.

Les mudras et viniyogaha, les gestes et leurs significations

Il existe 28 gestes d'une seule main et 24 gestes des deux mains. Pour chaque geste, on compte environ une vingtaine de significations différentes suivant l'emploi du geste. Le même geste peut vouloir montrer le ciel, un bouclier ou encore les vagues de l'océan, c'est l'interprétation du geste dans la danse qui le dira.

Mythes

L'apprentissage de la danse passe par la connaissance des mythes qui ont forgé l'Inde. Connaître la vie des dieux permet de comprendre les histoires racontées par les chants et donc permet une interprétation plus précise des danses. Les récits mythologiques les plus connus sont la création de l'univers par le dieu Siva, les conquêtes amoureuses du dieu Krishna ou encore les exploits guerriers de la déesse Meenaksi et du dieu Murugan. Les grandes épopées comme le Mahabaratha ou le Ramayana ne peuvent pas être dansées entièrement dans un récital de Bharathanatyam mais plusieurs danses y font référence.

Les mouvements de la tête, des yeux, du cou et les postures des pieds:

Pour chaque partie du corps, chaque posture possède un nom et une signification propre à chaque histoire racontée dans les danses. La danseuse doit connaître les noms de ces postures et les maîtriser.

Les postures des dieux, de la parenté, des castes...

Chaque personnage représenté dans les danses possède sa propre gestuelle. Sinon, comment reconnaître le dieu Siva du dieu Vishnou, la mère de la belle-mère ou encore le fils d'un neveu ?

Le recital

Une fois que la danseuse maîtrise les pas de base et la gestuelle, elle peut se lancer dans l'apprentissage des danses. Voici les danses qui composent le répertoire classique (liste non exhaustive).

Alarippu

ce qui éclot et procure de la joie. Première danse apprise par une danseuse.

Sabdam

danse mêlant des petites anecdotes sur un dieu en particulier et des pas de base.

Jatisvaram

suite de pas de base mis ensemble de manière harmonieuse. Padam c'est souvent une histoire d'amour entre une jeune femme et un dieu. L'histoire peut se finir bien ou mal.

Varnam

la pièce la plus longue et la plus difficile du répertoire, le cœur du Bharata natyam. Elle peut durer une heure et la danseuse interprète de grandes parties théâtrales et de grandes parties de danse pure.

Tillana

danse de la joie qui demande une grande maîtrise technique de la danse et une bonne endurance.